

APPEL à PARTICIPATION à ENQUETE PUBLIQUE
à propos du
Projet de terminal méthanier au Clipon
Ce projet amènerait un 14ème site SEVESO seuil Haut sur le littoral dunkerquois
et porterait atteinte au patrimoine naturel
L'enquête publique se déroulera
du 7 octobre au 6 novembre 2009 inclus
La consultation des citoyens doit permettre au préfet de disposer
de tous les éléments nécessaires à son information avant prise de décision
Tout le monde peut participer. L'enquête publique vise à informer clairement le public et à mieux évaluer les impacts du projet de terminal méthanier à Loon-Plage. Deux avis d'ouverture (un par Dunkerque Port et un par Dunkerque LNG/EDF sont parus, par exemple dans le journal Le Phare du 16 sept. 09. Le Tribunal administratif de Lille a nommé 5 commissaires enquêteurs. La commission rendra un avis après avoir examiné les études remises par les maîtres d'ouvrage (EDF et Dunkerque Port), les rapports des services de l'Etat ou de toute institution compétente mais aussi les avis, suggestions et contre-propositions des participants à l'enquête :
Riverains, habitants de l'agglomération dunkerquoise ou d'ailleurs, professionnels de la santé ou de l'aménagement du territoire ou de la mer, industriels, syndicalistes, touristes, promeneurs, vacanciers, chasseurs, ornithologues, pêcheurs, sportifs, amoureux de la nature et des paysages, écologistes ou non, économistes, enseignants, chercheurs, secouristes, célibataires, grands-parents, parents, tous les...
Citoyens !
Comment participer à l'enquête publique (7octobre - 6 nov 09) ?
Par lettre recommandée avec accusé de réception envoyée à la commission d'enquête en mairie de Loon-Plage (Place de la République 59279 Loon-Plage).
Sur place (mairies de Dunkerque, Grande-Synthe, Gravelines, Loon-Plage, Mardyck et Pitgam ainsi qu'en sous-préfecture de Dunkerque) :
Lire le dossier d'enquête publique (plans, résultats d'études, avis des services ou sociétés privées compétents etc.)
Inscrire des remarques dans les registres d'enquête et/ou lui ajouter des documents
Participer aux réunions publiques organisées
Rencontrer les commissaires enquêteurs avec qui vous pouvez discuter :
7 octobre 09 mairie de Loon- Plage de 13h30 à 16h30
8 octobre 09 mairie de Dunkerque de 9h à 12h
14 octobre 09 sous-préfecture de Dunkerque de 13h30 à 16h30
14 octobre 09 mairie de Mardyck de 14h à 17h
19 octobre 09 mairie de Pitgam de 14h à 17h
27 octobre 09 mairie de Gravelines de 14h à 17h
28 octobre 09 mairie de Grande-Synthe de 14h à 17h
6 novembre 09 mairie de Loon-Plage de 13h30 à 17h
Pour le Collectif Sauvons le Clipon, les arguments
ne manquent pas pour que ce projet soit rejeté :
Le risque zéro d’explosion, de fuite, de nuage ou de flaque de méthane, d’accidents terrestre ou maritime n’existe pas. Et le Détroit du Pas-de-Calais concentre 20% du trafic maritime mondial.
Face au changement climatique, l'intérêt économique de ce projet au niveau national et européen n'est pas prouvé, notamment au regard des indispensables économies d'énergies.
Son implantation dans le littoral dunkerquois n'inciterait pas au développement d'entreprises utilisant des énergies renouvelables et aurait un impact négatif pour l'attractivité du territoire.
Cette installation serait-elle compatible avec une nécessaire diversification du trafic maritime de Dunkerque Port ?
Que sera la zone industrialo-portuaire dans 50 ans quand les réserves en pétrole et gaz naturel seront épuisées ou résiduelles ?
Cette implantation augmenterait le risque d'attentats terroristes (non soumis à enquête publique) et de toute façon, les nuisances subies par la population locale.
Ce terminal méthanier serait un site SEVESO seuil Haut avec un seul accès terrestre de secours (par l'Ecluse des Dunes).
Que deviendrait le Clipon, patrimoine naturel du littoral français et européen et milieu de protection de la biodiversité ?
Que deviendrait cette plage ? Où iraient ses usagers ? Etc.
NB : L'autorisation de permis de construire délivré en juillet 2009 par le Préfet ne préjuge en rien de la décision d'autorisation d'aménagement et d'exploitation. La décision finale d'exploitation reviendrait à EDF qui se prononcerait en mars 2010 en fonction de l'intérêt économique pour cette entreprise à continuer.
Plus d’informations : « Grains de sel n°28 » (ADELFA)
et sur http://dunkerque.pollution.free.fr et www.loonplage-environnement.org
Collectif Sauvons le Clipon : ADELFA (fédération de 30 associations), Les Verts,
APLD Loisirs (pêcheurs), Surfrider Foundation Europe, Waves 59, MNLE et individuels.
Reproduction du tract conseillée
France Nature Environnement et son association membre ADELFA
Communiqué de presse – Mardi 11 août
Accident nucléaire de Gravelines : le tour de France des accidents industriels continue
Dans la nuit de samedi à dimanche, un incident grave s’est produit à la centrale nucléaire de Gravelines, dans le département du Nord. Réaction de FNE.
Autorité de sûreté nucléaire : communication ou information ?
Un incident nucléaire s’est produit à 3 h 45 dans la nuit de samedi à dimanche à la centrale de Gravelines, dans le département du Nord. Il est survenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1, en arrêt pour une opération de maintenance. Un assemblage constitué de 264 « crayons » qui contiennent le combustible nucléaire est resté accroché aux structures internes supérieures au cours des opérations d'enlèvement.
L’incident n’a été dévoilé que lundi soir par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Sébastien Genest, président de France Nature Environnement, réagit : « L’ASN nous apprend avec plus de 30 heures de retard qu’un accident nucléaire s’est produit sur le site de Gravelines. De plus, l’ASN confond information et communication. Plutôt que des paroles rassurantes et des accidents systématiquement classés de niveau 1, nous préférerions qu’une expertise contradictoire et indépendante des installations nucléaires soit enfin réalisée. »
Un incident grave et minimisé
Cet incident technique a ensuite été qualifié par la direction de la centrale de Gravelines, citée par La Voix du Nord, d'« exceptionnel » et de « délicat ». « Cet incident est grave, » explique Jean Séname, membre de la Commission Locale d'Information de la Centrale Nucléaire de Gravelines et président de l’Adelfa. « Déclarer, comme l'a fait le directeur adjoint du CNPE de Gravelines que la chute éventuelle de cet assemblage serait sans incidence réelle sur la sécurité des personnels et de la population n'est que pure supputation. »
Jean Séname, également membre du directoire du réseau risques industriels de FNE, suit au plus près cet évènement. Il raconte : « Nous avons été prévenu dimanche soir par la centrale. Les représentants de l’Adelfa siégeant du CLI ont demandé en urgence la tenue d’une réunion du bureau de cette instance réglementaire. Ce mardi matin, je me suis rendu sur le site de Gravelines avec une équipe de journalistes. La direction de la centrale a refusé de répondre à leurs questions. Cela en dit long sur l’esprit de transparence qui y règne. »
La démocratie écologique une fois de plus irradiée
« Le fait que cette information soit diffusée par l’ASN, composée de directeurs juridiquement irresponsables et inamovibles, et non par un ministre responsable devant le Parlement, démontre une fois de plus que le nucléaire n’est pas compatible avec la démocratie », souligne Arnaud Gossement, porte parole de la fédération.
FNE s’était battue au Parlement contre le vote de la loi du 13 juin 2006, appelée - non sans ironie - « transparence et sécurité nucléaire ». FNE en demande toujours l’abrogation pure et simple, ainsi que la création d’un mécanisme de contrôle citoyen et démocratique de la filière nucléaire.
Réduire la part du nucléaire, vite !
Pour France Nature Environnement, cet accident rappelle que l’énergie nucléaire fait peser des risques intolérables sur notre sécurité et notre environnement. FNE déplore que le lobby nucléaire se soit battu pour échapper aux engagements du Grenelle de l’environnement et pour ne pas siéger lors de la table ronde sur les risques industriels organisée en début d’année.
COMMUNIQUE DE L’ADELFA
L'arrêté préfectoral accordant à EDF un permis de construire au terminal méthanier sur la zone du Clipon est, de l'avis de l'ADELFA, de nature à entretenir la confusion parmi la population. En effet beaucoup risquent d'en déduire que le projet est « sur les rails » et que l'enquête publique annoncée ne sera plus qu'une simple formalité avant que le Préfet ne donne une autorisation définitive.
Ce dernier s'appuie sur le Code d'Urbanisme pour justifier sa décision. Une lecture de texte démontre que l'attribution d'un permis de construire pour une Installation Classée pour l'Environnement (ICPE) doit être précédée d'une enquête publique. A notre connaissance, celle-ci n'a pas eu lieu.
D'autres lacunes apparaissent dans le processus actuel. Ainsi si le Port a communiqué à l'ADELFA à sa demande des résultats d'études, il n'en va pas de même d'EDF qui se refuse à porter à connaissance les informations qu'elle détient.
L'ADELFA rappelle qu'elle n'a jamais formulé d'opposition de principe à la construction d'un terminal méthanier. Elle persiste à estimer qu'une réalisation en mer (dite « off shore ») comme il en existe ailleurs, aurait permis de réduire les impacts sur les milieux naturels et la biodiversité mis à mal, sur l'activité portuaire qui sera entravée par les évolutions très réglementées des méthaniers, sur l'accroissement des risques technologiques dans un secteur abondamment pourvu de sites Seveso, centrale nucléaire comprise.
Il est évident au demeurant que le permis de construire délivré par le Préfet s'applique à une opération exclusivement financière en faveur de ses promoteurs. Dans le contexte actuel de crise économique, la rentabilité de ce projet largement concurrencé à l'échelle européenne et même nationale, n'est pourtant guère prouvée. De plus les répercussions en terme d'emplois sont très limitées au regard de l'investissement annoncé. Hormis ses intentions avouées de prélever encore un peu plus d'argent dans la poche des ménages, avec un endettement de près de 25 milliards d'€, EDF est bien incapable de présenter un plan d'investissement cohérent.
Il est enfin surprenant que la décision préfectorale coïncide avec l'annonce par l'Etat de l'abandon d'une autre projet, celui du Verdon. Une fois encore, on constate que certaines populations moins nanties sur le plan environnemental (Le Verdon, c'est Royan et le Médoc) et moins bien défendues dans ses intérêts majeurs par ses élus (Le Verdon, c'est M. Bussereau, ministre de la République), seraient vouées, et elles seules, à cohabiter avec des installations comportant le plus de risques.
Le 31 juillet 2009
M le Préfet du Nord a effectivement le droit d'accorder le permis de construire avant que ne débute l'enquête publique ICPE ; toutefois, l'exécution des travaux , objet du PC, ne peut se faire effectivement avant la fin de l'enquête .( cf loi n° 2009 179 du 17 02 2009 article 30 )
Le 8 juin, l'association ADELE a invité ses membres à visiter le Centre de Valorisation Energétique (CVE) puis le Centre de Valorisation Organique (CVO), 2 sites gérés par la Communauté Urbaine de Dunkerque.
Le CVE accueille les déchets ne pouvant être valorisés par le tri sélectif ou la valorisation organique, pour les transformer en énergie électrique. Cet équipement traite depuis 2007, les déchets résiduels et bénéficie d’un procédé d’épuration des gaz de combustion plus exigeant que les normes imposées par la règlementation, mais les associations de Défense de l'Environnement avaient contesté (enquête publique) la position géographique de ce CVE proche d'habitations et d'un lycée professionnel. Malgré les énormes progrés réalisés les fumées émises contiennent encore des traces de DIOXINES et de FURANES, produits cancérigènes qui s'accumulent à vie dans les graisses des organismes vivants dont celles de l'humain.
D’une capacité maximale de 86 000 tonnes par an, le CVE permet la production de 48 000 MWh d’énergie électrique. Une partie est utilisée par la Maison 3D) et 35 000 MWh sont revendus chaque année à EDF (l’équivalent de la consommation d’énergie de près de 17 000 foyers).
Il faut rappeler que le projet de CVE "Flamoval" à Arcq a fait l'objet d'une manifestation de 4000 personnes dont de nombreuses personnes du corps médical, qui refusaient ces rejets de dioxines .. dans l'environnement. Nous avons appris récemment que le Préfet vient, malgré cela, de donner son feu vert pour ce projet.

Arrivée sur le site, puis visite d'une heure guidée par M. Mazzoni (photos ADELE)
Direction ensuite : le Centre de Valorisation Organique (CVO) pour une visite menée par Mlle Lacroix. Le CVO a pour objet de traiter par compostage les déchets fermentescibles provenant des bacs verts,et des déchets collectés en déchèterie ainsi que ceux provenant des services techniques. Une partie des boues des stations d’épuration urbaines est également, après traitement, mélangée à l'un des composts (l'autre étant entièrement composé de déchets verts). En 2007, le CVO a permis de produire plus de 4 000 tonnes de compost, valorisés ensuite en agriculture (vendu 5€ la tonne).

Zone de stockage des déchets verts récupérés, puis explications données par Mlle Lacroix (photos ADELE)
En 1h30, les élèves ont investigué 700m de plage à l'Est de la rampe à bateaux de Leffrinckoucke. Ils ont ramassé un total de 110kg, soit 1,5m3 répartis comme suit:




