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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:21

foto AG 2013204

 

 

 

art Phare fev 2013 209

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:03

                                                               

LOGO ADELFA099«Les deux tiers de notre consommation d'énergie finale sont encore                                                                                                 d'origine  fossile. Nous importons gaz, charbon et pétrole. Est- ce                                                                                                   vraiment opportun de continuer à verser cette « rente », qui pèse lourd dans le déficit de notre balance commerciale et,   surtout, qui n'est pas recyclée dans notre économie ?

                                                                Investissons plutôt dans la sobriété énergétique,

                                                                dans les renouvelables, sources d'innovations

                                                                technologiques, de création de valeur et d'emplois.

                                                                C'est une révolution industrielle qui se prépare. »


                                                                                                                        Laurence Tubiana, directrice de l'IDDRI, citée par

                                                                                                                         « Le Monde ».

 

Un 14ème site Seveso seuil haut

Rappel : l'Adelfa avait proposé en alternative pour plus de sécurité une installation « off-shore » complétée par un stockage au sol. Exemple : en Italie, EDF avec Edison a créé un terminal « off-shore » à Rovigo.

En zone industrialo-portuaire de Dunkerque, l'on trouve à proximité du terminal en construction 8 sites Seveso seuil haut. En cas d'accident important, un effet « domino » n'est pas à exclure.

En face du terminal, est située la plus importante centrale nucléaire d'Europe, la troisième au monde. Les méthaniers manœuvrant dans l'avant-port l'approcheront de près. Le risque s'ajoute ainsi au risque sans que les autorités s'en émeuvent.

 

            Un choix de développement tournant le dos au développement durable

Le méthane est constitutif d'une énergie fossile carbonée génératrice de gaz à effets de serre (GES), facteurs de graves dérèglements climatiques. La réduction des GES est pourtant un des objectifs du protocole de Kyoto et du Grenelle de l'Environnement

Le terminal méthanier confortera le concept toujours mis en avant : « Dunkerque, premier pôle énergétique européen », mais force est de constater que ce pôle n'est constitué presque exclusivement que d'énergies fossiles non-renouvelables

 

            La poursuite et le renforcement d'une politique économique littorale productiviste

Elle doit être, continue-t-on de nous dire, le moteur d'une croissance exemplaire. En fait celle-ci n'arrive jamais !

Le bassin d'emploi littoral compte actuellement 12,6 % de chômeurs, soit au moins deux points de plus que la moyenne nationale et les fermetures de sites se poursuivent.

Ainsi le terminal méthanier, au prix d'un investissement considérable (plus d'un milliard d'euros) créera à terme moins d'emplois directs durables (entre 50 et 70) que « Green Sofa », modeste entreprise de fabrication de biens de consommation, risque d'en supprimer (115)

*

zones de risque méthanier


 

RETOUR SUR LA MISE EN OEUVRE DU PROJET

 

            Débats tronqués

Après le débat public, il est apparu que  la concertation préconisée par la CNDP est restée longtemps lettre morte. Rien au niveau du SPPPI, de la commission « nouveaux projets ». L'Adelfa a dû solliciter, 4 ans après le débat, la mise en place d'un comité de pilotage promis auquel elle a fini par avoir accès. De ce fait sont restées dans l'ombre ou ont été éludées nombre d'interrogations :

le fait qu'artificiellement les promoteurs du projet ont fait état à l'origine de deux sites d'implantation potentielle : un site Ouest proche du CNPE et un site Est - celui qui ne pouvait qu'être retenu – dans la mesure aussi où l'on n'a pas étudié sérieusement une implantation « off-shore »

De même à aucun moment, n'a été présenté le projet complémentaire ayant pour objet de réaliser une extension du gazoduc vers la Belgique en lien avec Fluxys. Or GRT-Gaz avait dès l'origine décidé sans le dire clairement de ne pas odoriser le tronçon de gazoduc partant du Clipon à destination de Pitgam, secteur le plus vulnérable, ceci en fait afin d'être en conformité avec les normes en usage en Belgique. Le débat a péché par manque de transparence.

Études d'impact, modifications à apporter à l'étude de dangers du CNPE n'ont pas été portées non plus à la connaissance du public avant l'enquête publique. Restent également beaucoup d'incertitudes sur la gestion de la zone Natura 2000 en mer, comme sur les conditions dans lesquelles ont été effectués par le GPMD les dragages de la souille suivis de clapages en mer sur des zones déjà fortement sollicitées par des dragages d'entretien du port ouest.

Plus d'un an après le démarrage du chantier, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) n'a pas encore pris position sur le projet de réalisation d'un tunnel entre le CNPE et le terminal pour y transférer des eaux chaudes. Pourquoi ? Or lors des récentes assises nationales des risques technologiques tenues à Douai, le directeur de l'Institut de Recherche sur la Sûreté Nucléaire (IRSN) a cité le terminal méthanier du Clipon comme l'exemple de ce qu'il ne fallait pas faire en matière de regroupement de sites à risques...

 

 

            Sécurité

 

            14ème site Seveso seuil haut, le terminal méthanier aménagé dans l'avant-port ouest se trouvera confronté à un important trafic maritime lié à la présence d'ores et déjà, du terminal ferry, du parc à conteneurs, de l'appontement pétrolier des APF, d'Aluminium-Dunkerque et de diverses plates-formes logistiques, ainsi que dans l'avenir du nouveau bassin de la Baltique, générateur de nouveaux trafics. Aucune communication publique n'a été faite depuis le débat sur les conditions de navigation dans ce secteur où est prévue de surcroît une station d'avitaillement  GNL

Or les règles de navigation des méthaniers sont particulièrement strictes : pas d'approche à moins de 2 km de tout autre navire. Le trafic ne pourra qu'être perturbé lorsque les méthaniers manœuvreront pour entrer au port et prendre place à quai.

Quel impact en particulier sur le trafic des ferries, la sécurité des passagers et des équipages, sauf à ce que les ferries soient interdits d'entrée et de sortie à l'approche et lors des manœuvres d'accostage des méthaniers ? Les contraintes ne vont-elles pas « plomber » ce service de passagers et de fret en ralentissant les rotations ? Quelle sera la réaction de la Sté DFDS en cas de blocage trop long et trop répétitif de ses transbordeurs ?

A quel niveau de catastrophe faudrait-il s'attendre si, suite à un accident majeur sur le terminal ou sur un site proche, se produirait un redoutable effet « domino ». L'équipement, dit-on, ne relèvera pas de la procédure PPRT, ce qui apparaît pour le moins étonnant.

Quelles garanties quant à une intervention aisée et efficace des services de secours en cas de graves problèmes sur le terminal situé à l'extrémité d'un isthme dont l'unique accès terrestre se situe sous les vents dominants à plus de 4 km et loin des centres de secours du littoral ? Quelle solution de repli pour les équipages et le personnel, quand bien même stationnerait en permanence une barge équipée pour les secours ?

Les études menées par le GIEC sur le réchauffement de la planète avec remontée des eaux et la multiplication des phénomènes de tempêtes ne peuvent que nous interpeller suite à de nouveaux aménagements en bord de mer.

 

            Economie

            La facture du gaz distribué à la population a progressé de 28 % entre 2008 et 2011 (nettement plus que l'inflation !). Le tarif étant réglementé, il apparaît que les usagers du littoral ne bénéficiant pas de tarifs préférentiels continueront d'être pénalisés et de payer le prix fort car ils seront toujours alimentés par du gaz B en provenance de Groninge (Pays-Bas), gaz sulfuré au pouvoir calorique moindre. A noter, dans le même ordre d'idée, que GRT-Gaz n'a toujours pas prévu d'alimenter en gaz de ville la centaine de foyers de Mardyck pour cause de « non-rentabilité ». Le paradoxe est que Mardyck se trouvera « encadré » par deux gazoducs. Par celui de Dunkerque-GNL transiteront chaque année 13 milliards de m3 de gaz, soit plus du quart de la consommation nationale (40 milliards) sans que Mardyck en tire le moindre bénéfice, mais au contraire des risques accrus pour les usagers locaux. Ce qui sera le cas dans nombre de villages traversés !

Les retombées économiques locales du projet apparaissent tout autant aléatoires qu'elles ne le furent et le sont pour le terminal Gassco (alimenté par du gaz en provenance de Norvège par pipe-line, n'ayant pas créé sur le territoire un seul emploi!)). Les promoteurs mettent en exergue « Innocold », récupérateur de frigories, qui n'en est qu'au stade de projet louable, mais non-accompli (le froid ne se transporte pas aussi aisément que la chaleur)

 

            Emploi

            Quand le terminal et le gazoduc seront en exploitation, l'on sait que leur mise en service aura créé bien peu d'emplois directs (voir plus haut).

les promoteurs du projet ont bien sûr mis l’accent sur la phase chantier qui, d'ici 2015, aura mobilisé plus de 1500 salariés. Et d'insister sur le fait que ce « chantier du siècle » aurait « recruté » plus de 90% de main d'œuvre locale et régionale, remettant au travail des chômeurs de longue durée. Les personnels fréquentant le chantier actuellement émettent quelques doutes à ce propos au vu des immatriculations des véhicules (belges notamment) qui s'y rendent. D'une manière générale l'on ne sait rien sur la durée des contrats proposés, certains pouvant être de très courte durée selon la nature des travaux.

Des entreprises locales, qui pouvaient légitimement espérer tirer leur épingle du jeu, ont dû déchanter. Le cas le plus connu au pays de l'acier est celui d'Europipe, fabricant de tubes, qui pour l'essentiel a vu le fructueux marché du gazoduc lui échapper au profit d'un concurrent grec. De même la restauration sur le  chantier a échappé aux prestataires locaux.

 

 

            Mesures d'accompagnement

         Les mesures d'accompagnement (encore appelées compensations) proposées par Dunkerque-LNG ont été annoncées à grand renfort de publicité sans qu'il y ait eu de concertation au niveau du comité de pilotage (ce fut le cas par contre au comité de suivi où siègent les naturalistes). En tout cas leurs retombées économiques ne font apparemment l'objet d'aucun suivi.

Elles consistent dans :

la participation à la création d'un plan d'eau de loisirs à proximité du terminal du Paarc (3 millions d'€)

la création d'une Maison de la Nature à Loon-Plage (1,5 million €) et le réaménagement de la Ferme Galamé  plage (1,5million €)

l'installation d'équipements de sécurité pour une des associations de kite-surfeurs : Dunkerque Flysurfing Club (DFC).

L'ouverture d'un centre d'interprétation du terminal apparaît plus comme une opération de marketing que comme un facteur de développement touristique. Le CNPE d'EDF avait eu en son temps la même démarche sans que cela apparaisse actuellement comme ayant développé le tourisme industriel.

 

 

 

         Environnement

            Souvent présentées comme des démarches volontaires en faveur de la protection de la biodiversité par Dunkerque-LNG et le GPMD, les mesures environnementales prises ou à prendre sont en fait des obligations résultant d'un arrêté préfectoral de 2009 valant dérogation pour la destruction ou la transplantation d'espèces protégées.

Ainsi en va-t-il de :

l'aménagement d'une zone humide de type lagune de 20 ha à Gravelines (DK LNG)

celui d'une zone de 4,5 ha de pelouses dunaires dans le périmètre de la centrale nucléaire (DLK-LNG)

la création de 2 bassins salés  de 6,7 ha aux alentours du canal des Dunes (GPMD)

la protection foncière et la gestion conservatoire du site dunaire du Clipon Est, 35 ha (GPMD). Toutefois depuis 3 ans la nidification des sternes naines n'y a pas été couronnée de succès (pas seulement à cause des travaux). La plage s'ensable très rapidement et avec de surcroît des rejets en mer non prévus elle risque de perdre tout intérêt.

la protection du secteur de la capitainerie

l'établissement d'un Schéma Directeur du Patrimoine Naturel (GPMD)

A noter que la mise en place d'un comité de suivi (où jusqu'à peu les pêcheurs n'avaient pas été invités) a aussi été rendue obligatoire par le même arrêté.

L'information sur l'inaccessibilité du Clipon est aussi insuffisante, notamment parce qu'elle n'est prévue que pendant la durée du chantier et qu'elle ne peut concerner la plage hors zones de dangers '(quels périmètres?). Dunkerque-LNG avait d'ailleurs proposé l'aménagement d'un sentier pédestre en bordure de plage. De fait, et plus généralement la question des usages socio-culturels du Clipon est éludée.

Pour ce qui est du versant marin, peu de considérations interviennent, alors même depuis le 8 juin 2010 un Comité de Pilotage (COPIL) a été instauré  pour l'élaboration d'un document d'objectifs (DOCOB) pour 2 sites Natura 2000 en mer Bancs de Flandre. Il est à noter que de façon inexpliquée la désignation du SIC « Habitats » par la France n'est toujours pas publiée. Cette désignation dépendrait de la formalisation de mesures compensatoires. Lesquelles et à propos de quoi ?

*

 

 

En guise de conclusion provisoire, il est pour le moins légitime de poser la question : le fond de ce projet, quel est-il ?

Assurer l'indépendance énergétique de la France ? Faire fonctionner les entreprises de BTP ? Propulser EDF sur un créneau énergétique qui n'est pas naturellement le sien ? Augmenter la richesse du territoire ? Faire plus de profit ? Répondre aux nouvelles exigences environnementales ? Créer de l'emploi durable localement ?....

Chacun choisira la réponse qui lui apparaîtra la plus appropriée...

 

 

Décembre 2012.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 08:08

 

Résultats donnés par l'ARS Agence Régionale de Santé Nord-Pas-de-Calais

 

résultats 2012 183B

 

resultats-2012--185.jpg

 

résultats 2012 186

 

 

 

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 08:25

Bonjour,
La consultation du public sur la révision des zones vulnérables dans le bassin Artois-Picardie est ouverte maintenant jusqu'au 2 décembre 2012.
Je vous invite à regarder le site de la DREAL et du portail de bassin aux adresses suivantes:
  http://www.nord-pas-de-calais.developpement-durable.gouv.fr/?Revision-Zones-Vulnerables-aux-pollutions-dans-le-bassin-Artois-Picardie
  http://www.artois-picardie.eaufrance.fr/gestion-de-l-eau/politique-de-l-eau/article/revision-des-zones-vulnerables

Je vous invite également à lire la pièce jointe qui vous détaille la procédure et à relayer ces informations .Les documents soumis à la consultation sont directement téléchargeables.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 08:39

Pendant la semaine européenne de réduction des déchets, l'ADELE organise un troc aux livres :

 

C'est gratuit ! Venez échanger des livres en bon état et que vous avez aimés, maximum 5 par personne. Faire du troc c'est diminuer notre quantité de déchets, c'est éviter de jeter du papier et donc préserver des arbres et de l'eau.

 

Les livres pour les enfants sont les bienvenus.

 

troc aux livres2012

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 08:56

Extrait de la VOIX DU NORD du samedi 27 octobre 2012

 

Pollution de l'eau : le préfet du Nord prend un arrêté de restriction sur la consommation

Il y a dix jours, l'agence régionale de santé (ARS) recommandait aux préfectures du Nord et du Pas-de-Calais de prendre un arrêté de restriction de la consommation dans 544 communes. En cause : la présence dans l'eau du robinet d'ions perchlorates.

Le communiqué de la préfecture précise ceci: "Dominique Bur, préfet du Nord, a signé le 25 octobre 2012 l'arrêté préfectoral portant restriction de l'usage, à des fins alimentaires, de l'eau distribuée par les réseaux publics, pour les nourrissons de moins de 6 mois, les femmes enceintes et les femmes allaitantes."

 

Les sels de perchlorate, souligne l'Agence régionale de santé, « sont utilisés dans de nombreuses applications industrielles pyrotechniques ; ils peuvent se retrouver dans l'environnement à la suite de rejets industriels. Ils sont par conséquent susceptibles d'être présents dans des zones où ce type d'activité (industrielle ou historique en lien avec la Première Guerre mondiale) a été exercé ».

 

 

Message de NORD NATURE ENVIRONNEMENT

ARRETES PREFECTORAUX interdisant la consommation d'eau contenant des perchlorates : 1 et 2

+ RESPONSABILITE DU MAIRE :
La production et la distribution d'eau potable relèvent de la responsabilité des communes depuis la Révolution française de 1789. La loi de 1964 confirme la gestion décentralisée de la politique de l'eau.
Les compétences des communes dans la gestion de l'eau sont progressivement étendues notamment à partir de la loi du 3 janvier 1992. Elles concernent principalement l'approvisionnement et la distribution en eau potable et l'assainissement.
(consulter le site des collectivités locales et son analyse de la loi sur l'eau de 1992)
Cela signifie pratiquement que , si vous êtes une femme enceinte ou que vous avez un bébé, vous allez voir votre maire et il doit vous fournir en eau potable et conforme aux arrêtés préfectoraux ci-dessus

+ QUELQUES QUESTIONS :
Les 1ère alertes aux perchlorates dans l’eau ont eu lieu en Gironde : zone de front de la 1ère guerre mondiale ?
Où a-t-on utilisé des explosifs, en période de paix, contenant des perchlorates ?
Les engrais chimiques à base de caliche du Chili contiennent du perchlorate. En a-t-on utilisé ?
Les perchlorates peuvent être générés par des appareils de chloration de l’eau (article Wikipedia). A-t-on fait toutes les vérifications ?

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:56

Nous venons d'apprendre, par les médias,  la présence d'une pollution de l'eau distribuée par la Lyonnaise des eaux.

Qu'en est-il pour le Dunkerquois ?

Voici le résultat de nos recherches :

 

Les services de l'Etat nous ont effectivement présenté la situation lors du CODERST de ce mardi 16 octobre. La pollution, découverte par hasard en 2011 et confirmée récemment suite à des investigations plus poussées, existe en fait de longue date. Le perchlorate a des effets sur la thyroïde, les adultes sensibles de la thyroïde devraient donc se prémunir également, même si ce sont d'abord les nourrissons qui sont impactés (risque pour le développement neurologique) ainsi que les femmes enceintes ou allaitantes. Quid des nourrissons qui ont consommé cette eau ces dernières années ?


Les perchlorates sont des sels chlorés, donc ne pas faire bouillir l'eau, cela concentre les sels dans l'eau...



Les méthodes de filtration, type Brita, sont totalement inefficaces.

Mieux vaut consommer de l'eau en bouteille jusqu'à résolution du problème,

A-t-on droit à un rabais sur la livraison de cette eau de qualité médiocre ?

 

L'Etat dit ne pas connaître la cause : explosifs utilisés dans l'exploitation des mines de charbon, conséquence des obus et munitions de 14/18 "oubliés" dans nos sols, origine industrielle ???

L'ADELE souhaite qu'une information par affichage soit appliquée dans les lieux publiques et les salles d'attente des médecins.

 

infographie-eaux-polluees.jpg

 

  PS :

Nous avons eu hier, mercredi 24 octobre, une comission géographique AA-YSER-AUDOMAROIS organisée par l'Agence de l'eau.

 

Dans le chapitre "Zonage d'intervention, enjeu eau potable" Il nous a été possible de poser le problème actuel concernant le Perchlorate. Voici les réponses :

 

Il n'existe pas, à ce jour, de seuil néanmoins il a été reconnu que

  • 4 nanogrammes de perchlorate d'ammonium présentent un danger^pour le nourrisson de moins de 6 mois dont la thyroïde est en formation et par voie de conséquence pour la femme enceinte et allaitante.
  • 15 nanogrammes : un danger pour les adultes aussi

Le préfet tarde à émettre un arrêté.

 

Pour la SMAERD, deux solutions semblent envisagées : dans un premier temps diluer cette eau avec une eau prélevée dans un autre gisement, dans un deuxième temps utiliser des résines pour épurer l'eau.

   

Nous avons insisté pour qu'une information soit faite de toute urgence aux mamans concernées.

 

 


 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 20:18

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Réseau ADELFA, le 06/10/12, Dunkerque

 

 

Porcheries et poulaillers intensifs : les projets fleurissent, l’environnement flétrit

 

 

Aujourd’hui Bavinchove, Heuringhem, Wormhmout, Hondschoote, Arnèke, Hazebrouck, Flêtre … Et demain ?

 

A l’heure ou la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) fait les yeux doux aux organes décideurs, les citoyens et associations de défense de l’environnement de Flandre ne peuvent pas rester les bras croisés.

 

La poussée et l’acceptation des projets de création et d’extension de porcheries et poulaillers intensifs ne peuvent qu'accentuer les problèmes environnementaux.

A commencer par la santé des populations, leur cadre de vie et la qualité de l’eau. Avec des seuils élevés de contaminants, nos milieux hydrauliques superficiels sont déjà classés en qualité médiocre voire très mauvaise. La bonne qualité des eaux demandée par l’Union Européenne semble, pour le territoire, illusoire.

 

La cause numéro un ? Les épandages de lisiers et de fientes. Véritables polluants liquides, les matières organiques rejoignent rapidement les cours d’eau sans être assimilées par les cultures. D’autant plus que les moyens mis en place ou les périodes de transmission au sol conduisent ces matières directement dans l’environnement.

 

Les conséquences sont désastreuses pour la biodiversité : eutrophisation de l’eau conduisant à une banalisation de la flore dominée par quelques espèces agressives, diminution des populations d’insectes aquatiques et terrestres vivant sur les fleurs, diminution des chaînes alimentaires qui en dépendent… Cercle vicieux : La remise à un bon état écologique peut prendre des années. La pollution de nos eaux et ses répercussions sur les écosystèmes ne doivent pas nous faire oublier de préciser les problèmes collatéraux : pollutions des eaux marines, et difficulté et coûts croissants pour les Belges d’épurer leurs eaux pour leur consommation domestique.

 

Une première solution : Demander aux institutions, SATEGE notamment, de communiquer les données relatives aux plans d’épandages. Cette non-communication aux associations et citoyens peut nous amener à nous poser des questions sur l’efficacité, voire la réalisation de ce suivi.

Si la qualité de l’eau reste à nos yeux l’un des critères majeurs pour la non-acceptation de ces projets intensifs, d’autres incidences attirent notre attention : pollution de l’air à la sortie des aérations des bâtiments ; au niveau touristique : la dégradation du paysage et par endroits la diminution des emplois du fait de la concentration de ces activités ; mal-être des animaux ; odeurs néfastes des bâtiments et lors des épandages…

L’enfermement du monde agricole dans un système productiviste de surexploitation est une voie sans issue. Des solutions durables existent (notamment élevage sur paille produisant du fumier moins nocif que le lisier), aux citoyens maintenant de faire valoir ce qu’ils veulent dans leurs assiettes ! Et à nos élus et représentants de l’Etat de faire les bons choix !

 

J. Sename,

Président de l’Adelfa

C. Bonduelle,

Vice-Président en charge de la ruralité à l’Adelfa,

Président de DECAVI

B. Bollengier

Président de Houtland Nature

 

Contacts presse :

ADELFA*

Association de Défense de l’Environnement du Littoral Flandre-Artois,

Maison de l’Environnement de Dunkerque,

Parc Ziegler

@ : jsename@nordnet.fr ou association.decavi@orange.fr ou houtlandnature@libertysurf.fr

* L’ADELFA

 

 

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 20:00

BILAN  AU PLAN ENVIRONNEMENTAL

DE LA SAISON BALNEAIRE 2012

SUR LE LITTORAL EST DE DUNKERQUE

 

Comme tous les ans, l'ADELE adresse aux élus du Dunkerquois son bilan de la saison estivale.

 

 

Fréquentation touristique:

 

Les conditions climatiques particulièrement défavorables en début d'été ont eu des répercussions sur la fréquentation touristique des plages.

 

Le repli de certains plagistes dans les massifs dunaires par fort vent est toujours constaté et le piétinement des oyats et autres végétaux caractéristiques de la dune blanche et  de la dune grise en est la conséquence visible, avec également la présence de déchets (essentiellement des « emballages ou conditionnement d'aliments »)

Par contre des week-ends très chauds au mois d'août ont vu des affluences considérables sur les plages : la présence de 100 000 touristes à Bray-dunes est citée, la capacité d'adaptation à de telles affluences doit être améliorée.

Il en est de même en Septembre où rien n’était prévu pour la sécurité.

 

Il semblerait nécessaire d’organiser l’accueil des touristes, au jour le jour, en fonction de la météo. C’est le Nord.

 

Les weekends TER-MER attirent de nombreux touristes et semblent être extrêmement nocifs pour la protection des espaces dunaires (dixit les gardes du CG59). ..Espaces dunaires qui, pour certains,  ont (devraient avoir) un statut de protection de niveau élevé puisque classés Réserve naturelle

nationale …mais qu’évidemment vu la pression humaine ne peut être atteint….peut-on piétiner les dunes blanches en Belgique ? (GON)

 

 

Stationnement des véhicules :

 

Les capacités de stationnement sont insuffisantes en période de forte fréquentation .

Les parkings «  relais »   ne sont pas suffisamment utilisés ceci malgré les efforts entrepris par la collectivité.

A Bray-Dunes, abondance de voitures stationnées sur les trottoirs et même en position gênant la circulation, dans les virages par exemple. La navette « étoile des dunes » n’a joué aucun rôle positif faute de communication efficace. Les affichettes de format A4 placées sur les pilonnes n’ont pas suffit, on le comprend vu leur taille. Il ne faudrait pas en conclure que cette option n’est pas valable. L’entreprise DK Bus nous dit avoir donné à la mairie des flyers à distribuer aux estivants… nous n’en avons vu aucun. Un grand panneau à l’entrée de Bray-Dunes serait indispensable.

 

Stationnement des campings cars :

 

Le problème des stationnements des campings cars sur la plage de Dunkerque- Malo semble résolu,  l'accès aux zones précédemment utilisées ayant été physiquement rendus impossible par la mise en place d'enrochements ou limitation de gabarits en hauteur.

 

BRAY DUNES est devenue la commune d’asile pour ces engins, et en particulier pour les belges qui sont  « refoulés »  systématiquement de leur côte !! Le bouche à oreille fonctionne parfaitement. Il y a eu une invasion des camping-cars cet été, ils étaient dispersés dans tout le secteur plage, ils se garaient sur les trottoirs avec vue directe dans les habitations. Certains installaient leur campement pour plusieurs jours devant leur véhicule.

L’arrêté municipal interdisant leur présence dans certaines rues n’a absolument pas été respecté, la gendarmerie ayant eu une consigne de grande tolérance.

En septembre, les parkings sont occupés par les campings cars, il n’y a plus de place pour les voitures.

A noter comme point positif l’installation d’une aire de service à côté de Carrefour Market.

 

D’autre part, à proximité du camping des dunes, comme chaque année, des familles ont campé plusieurs jours de suite sur les trottoirs engazonnés. N’ayant pas accès aux toilettes du camping, c’est dans les dunes qu’ils allaient se soulager.

 

Circulation des vélos sur la partie piétonne de la  digue .

 

Les cycles empruntant la partie piétonne de la digue de « Malo centre » représentent un réel danger pour les personnes âgées et les jeunes enfants accompagnés ou non .

 

Et inversement, des touristes  se ruent  en masse sur la voie carrossable se faufilant entre les établissements publics et leurs terrasses  (c'est le cas à Malo). Cette pratique est non moins
accidentogène. Il faudrait qu'on les en dissuade par des panneaux explicites. En fait c'est le règne du laisser-faire, alors qu'à l'origine,
 la police municipale s'efforçait d'y mettre bon ordre.

 

Gestion des douches situées sur le haut de plage

 

Absence de dysfonctionnement .

 

Gestion des déchets

 

A Dunkerque, nette amélioration au niveau de la collecte des déchets

Toujours quelques incivilités constatées

 

Les sections de plages placées sous surveillance baignade sont systématiquement nettoyées  de manière mécanique avant l'arrivée des estivants. Le ramassage mécanique ne se pratique que devant les digues plus environ 100 m à chaque extrémité mais  le ‘plus environ 100 mètres’ devient souvent 300 mètres !

 

 

A Bray-Dunes, un important problème de déchets a été constaté. Le soir du 18 août, la digue n’a jamais vu une telle affluence pour le feu d’artifice et les poubelles situées entre les jardinières de fleurs regorgeaient de détritus. On se promenait entre des tas d’ordures. Problème : il n’y a plus de poubelles sur la plage d’accord, il n’y a plus de poubelles dans les rues, pourquoi ? Ce qui est sûr c’est que  le nombre de contenairs est TRES insuffisant.

A l’inverse, sur la digue de BRAY DUNES, 2 camions (un vert et un jaune) balaient imperturbablement  le sol …tous les matins, même quand il n’y  a rien à ramasser, hormis quelques mégots ou quelques crottes de chiens !!  Attention au bilan carbone et au coût pour le SIDF !

 

Des sachets Fox-trott sont donnés à l’OT, mais quand on les utilise il n’y a pas de poubelle pour s’en débarrasser (il faudra donc le garder à la main pendant toute votre promenade !)

 

 

Boulettes d'hydrocarbures – Plaques de goudron

 

Rien à signaler hormis quelques débris de charbon coté «  Digue des alliés ».

Présence de vases en partie basse entre «  avancée du casino et Malo Centre .

 

Mégots de cigarettes présents sur la laisse de mer

 

Problème non réglé :

En attendant les petits enfants continuent à jouer avec les mégots qu'ils trouvent en jouant dans le sable. A quand les cendriers obligatoires devant les établissements où se réunissent les fumeurs ?

En juin, des « nappes » de petits déchets de plastiques ont été observées dans la laisse de mer à Malo terminus.

 

Sports  nautiques :

 

Leur développement et la location du matériel proposé aux estivants est un plus pour nos stations.

 

Il n’y a toujours pas d’information au sujet du banc aux phoques. Le SIDF devrait signaler, sur leurs panneaux,  l’interdiction d’accostage par application de l’arrêté ministériel du 1er juillet 2011 qui fixe la liste des mammifères marins protégés (dont le phoque gris et le phoque veau marin)  et les modalités de protection interdisant la perturbation intentionnelle et le harcèlement des spécimens ainsi que leur destruction, l’altération ou le dégradation de leurs sites de reproduction et aires de repos. Passer outre ces interdictions constitue un délit prévu par l’article L 415-3 CE.

 

En septembre, on se baigne encore et il n’y a plus aucune sécurité. La zone de baignade n’est plus respectée par les jets skis qui vrombissent à 30m du bord.

 

 

Présence de méduses

 

Compte tenu des températures de l'eau de mer, peu de méduses ont été recensées sur les plages

de l' Est dunkerquois.

 

Cependant il faut noter qu’il n’y a pas forcément des méduses quand il fait chaud, certaines espèces vivent dans les eaux froides. Apparemment, c’est aussi en fonction des vents et courants (animaux benthiques). (GON)

 

 

Mortalités de poissons, d'oiseaux ou de coquillages

 

Rien de significatif à signaler cette année

Les travaux de remblaiement hydraulique de la digue Tixier ont amené un grand nombre de coquilles sur l'estran en particulier des bivalves du type «  Albra alba »

Depuis la mise en exploitation du site mytilicole de Zuydcoote- Bray-dunes, la présence de coquilles de moules sur les laisses de mer est plus importante.

Les travaux de réensablement de la digue des Alliés devraient être préjudiciables aux oiseaux migrateurs et hivernants qui se nourrissaient sur les épis (ceux-ci désormais recouverts). A confirmer cet automne/hiver. Impacts sur la biodiversité marine ? Impacts sur les pêcheurs (poissons + vers de mer enfouis dans la vase, disparue au profit d’une plage sableuse, de la digue ?)  Il y a une véritable perte de biodiversité mais on ne peut que l’accepter…comment faire pour une éventuelle compensation ? (le GON)

 

A noter que des espèces autrefois communes (Cochevis huppés, Pipit farlouses…) des dunes blanches disparaissent, la faute ‘exclusivement’ des touristes ? c’est évident que le passage très fréquents des personnes nuit à la nidification et la fait disparaître…encore cette année une stagiaire dans ses recherches de cochevis et pipit …n’ a presque rien vu …mais il faut dire que le printemps fut pluvieux et froid.( Le problème n’est pas seulement lié aux dunes, pour exemple, le Cochevis nichait sur des trottoirs ou toits et l’espèce a également disparu. Pour le pipit, la fin des jachères a anéanti ses populations agricoles.) GON

 

 

Chasseurs Côtiers du Littoral Nord

A l’est de la plage de BRAY DUNES »,  une dizaine de chasseurs sont postés tous les matins en été (de 6h à 10h)…dans l’attente d’un « éventuel «  gibier.  Les volatiles se font de plus en plus rares….mais moins que les dizaines de joggeurs qui passent régulièrement à quelques mètres d’eux et vivent dangereusement !!! Même remarque des animateurs du CPIE qui passent avec leurs enfants.

 

 

Présence d'espèces invasives

 

L 'amoncellement de couteaux américains « Ensis directus « est constaté depuis plusieurs années. 

Apparition très limitée  de crépidules ( Crepidula fornicata ).et sans doute qu’il en existe beaucoup beaucoup d’autres….. On recommence aussi à voir de plus en plus les couteaux droits quasi-disparus ! Si l’on retrouve ces espèces sur nos plages (ou si elles semblent absentes), il est important d’analyser leurs zones de vie (où ne retrouve généralement que les coquilles vides), et de voir si les courants influencent la densité de coquilles sur les plages. (GON) 

 

Valorisation des échouages d'algues

 

Les échouages d'algues s'avèrent  faibles  et très irréguliers et en tout cas, ne permettent pas d'envisager une quelconque valorisation. Idem que pour les espèces invasives : d’où viennent les algues, quid des conditions physiques qui les amènent sur la plage.

 

Pluies d’orage et inondation

 

A Bray-dunes les fortes pluies d’orage du 21 juin 2012, ont engendré des inondations : par exemple dans le carrefour proche du camping des dunes, une hauteur de 70cm d’eau nauséabonde a été rejetée par les bouches d’égoût et a inondé garages et caves. L’insuffisance du réseau d’assainissement s’est révélée, une fois de plus. Y a-t-il eu un problème de rejet dans le canal au niveau de la station d’épuration ? Un problème de marée ? Ou tout simplement une insuffisance du réseau ?

*******

 

 Remarques de Jean Sename (ADELFA)

 

Permettez-moi d'y ajouter mon "grain de sel". En tant qu'adepte fervent de
la bicyclette qui mieux que les engins motorisés, on est bien d'accord,
constitue un loisir balnéaire, je suis d'accord pour dire bien sûr que les
vélos n'ont rien à faire sur les promenades piétonnes de nos stations. Mais
inversement, j'apprécierai que les touristes ne se ruent pas en masse non
plus sur la voie carrossable se faufilant entre les établissements publics
et leurs terrasses  (c'est le cas à Malo). Cette pratique est non moins
accidentogène. Encore faudrait-il qu'on les en dissuade par des panneaux
explicites. En fait c'est le règne du laisser-faire, alors qu'à l'origine,
j'ai le souvenir que la police municipale s'efforçait d'y mettre bon ordre.
J'ai eu l'occasion cet été de fréquenter d'autres plages où l'on trouvait en
retrait de la digue-promenade des aménagements cyclistes (pas 2 traits de
peinture sur le sol) où chacun des usagers pouvaient évoluer en toute
sécurité. Chez nous en dépit du plan de circulation et du battage fait
autour de nos aménagements dits exemplaires, je n'ai jamais vu un agent de
ville ou de la CUD s'intéresser à l'entretien de nos pistes cyclables
laissées à l'abandon. Baladez-vousà vélo le long du terrain de camping et du
parc des sports de Malo, sur la voie menant vers l'A16 côté Beci et qui se
prolonge côté Coudekerque : en ce moment la végétation déborde de partout au
point que lorsque vous roulez dans l'espace qui vous est imparti, il
convient d'être extrèmement prudent pour ne pas vous prendre une branche
d'arbuste, voie d'arbres dans la tronche.... Et que dire du verre qui jonche
comme par (malin) plaisir le ruban d'asphalte où circuler sans problème
relève de l'exploit. Je ne parlerai pas bien sûr des "bandes de roulement"
du bd de la République sur lesquels rouler relève de l'aventure, ni de ces
"magnifiques" liaisons vers Bray-Dunes par la route de Furnes ou l'ex-CD 60
où se risquent journellement les cyclotouristes en goguette. Il semble plus
facile aux services techniques d'aspirer les feuilles mortes dans les
caniveaux.
Jean

 

 

 

 

 

 

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 20:12

 Réaction de Jean Sename (Président de l'ADELFA)  à la lecture de cet article de la Voix du Nord.

L'article parait sous le texte. 

TITRE article chasse aout 2012 120 

Oui, vous avez bien lu : les chasseurs du secteur montent vertement au créneau pour défendre le droit de vivre des oiseaux migrateurs qui, à leurs risques et périls, choisissent de transiter par notre littoral....

Ce "scoop" qui rompt apparemment avec les us et coutumes d'une corporation mortifère issue en droite ligne de la Préhistoire, ces temps lointains où l'homme chassait pour survivre, je l'ai découvert dans La Voix du Nord - Dunkerque, page 8, de ce mercredi 22 août. Vous ne lisez pas La Voix du Nord ? Eh bien cette info qui décoiffe se trouve nichée au sein de la rubrique "On en parle" (sic !) sous le titre : "les chasseurs se mobilisent contre un projet d'implantation d'éoliennes à Téteghem."

De quoi s'agit-il ? D'un projet mené par une société allemande WPD souhaitant implanter 10 éoliennes sur le territoire de Téteghem ? N'étant pas obtus par nature, je concède

volontiers aux chasseurs qu'il y a peut-être mieux à faire que de planter ces machines "dans mon cadre de vie", comme dit l'un d'eux. Installer des éoliennes à contrario en zone industrielle, comme l'a fait Total par exemple du côté de Mardyck, cela a priori ne gêne pas grand monde. Au contraire même, cela rend  le secteur un peu plus avenant....

Mais ce n'est visiblement pas cela qui motive nos "Nemrods". Non, ce qui les chagrine - et ils l'affirment sans ambages - "c'est que sur les terres prévues pour les éoliennes, il y a des huttes". Et ils précisent : "vingt et une d'entre elles à Téteghem, mais aussi à Uxem, Warhem et Ghyvelde". Et péremptoires, ils ajoutent : "on ne doit pas implanter une éolienne à moins de 500 mêtres d'une maison". Argument-massue bien sûr dans la mesure où les propriétaires de huttes, ces damnés de la terre, "paient une taxe... d'habitation."

Et de déclencher un tir de barrage nourri contre ces engins dont les pales rotatives trucident à qui mieux mieux, c'est bien connu, même si "l'on trouve peu d'oiseaux morts au pied des mâts", parmi ces volatiles "qui passent deux fois (!) par an au-dessus de nos contrées."

Bon, je vous fais grâce des autres passages croustillants de leur diatribe contre, dit l'un d'eux, une "hérésie quand on connait ses effets pervers avérés".

 

Les chasseurs ont tort , de mon point de vue, de prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Tout un chacun aura compris en effet que pour eux un bon oiseau migrateur, c'est un volatile victime d'un projectile tiré par un bon chasseur confortablement installé dans une hutte, plutôt que par les circonvolutions d'une pale concurrentielle.

 

Dommage quand même que nos experts cynégétiques ne nous présentent jamais le bilan annuel littoral de leur loisir favori. Histoire d'établir ensuite des comparaisons avec les dommages collatéraux provoqués par Eole...   

 

article 1 chasse aout 2012 120

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