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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 11:45

 

 

communiqué de presse

jeudi 17 décembre 2009

Sommet mondial du climat de Copenhague : déclaration commune de France Nature Environnement et de la CFDT


FNE et la CFDT, organisations représentatives, regrettent vivement les défaillances et le caractère peu démocratique du processus de négociations climatiques : faible association des partenaires sociaux, exclusion des ONG, expression des égoïsmes nationaux, organisation défaillante…

Mais, les organisations prennent acte avec satisfaction de ce que le diagnostic des causes et conséquences de la crise climatique soit clair et partagé par la quasi-totalité des Etats.
Les organisations signalent que la réussite des négociations climatiques internationales est une condition indispensable mais non suffisante à la lutte contre le dérèglement climatique.


I. Remettre les négociations à l’endroit


Les organisations signataires attendent du sommet de Copenhague qu’il remette les négociations à l’endroit. Après le temps de la science, c’est le temps du politique qui aurait dû précéder celui des négociations. Pourquoi avoir tenté de négocier les modalités techniques d’un accord politique non encore rédigé ?
Il est temps que les Chefs d’Etat et de Gouvernement fixent le cadre et les objectifs.


II. Pour un cadre et des objectifs ambitieux


Les organisations signataires souhaitent que l’accord de Copenhague :

rappelle l’existence d’un diagnostic clair et partagé sur les causes et conséquences de la crise climatique ;

fixe un objectif global de maîtrise des températures et un objectif global de réduction des émissions de gaz à effet de serre à moyen et long terme conformes aux recommandations du GIEC ;

engage un financement rapide et aussi de long terme, conforme aux besoins exprimés par les pays les plus vulnérables et en voie de développement ;

décide d’allouer 100 milliards d’euros par an d’ici 2020 et sous forme non de prêts mais de subventions dont la gestion sera assurée avec la participation des pays destinataires ;

ne fonde pas ce financement sur le seul marché carbone mais décide d’une fiscalité verte internationale, notamment sur certains transports et sur les transactions financières.


III. Préciser les conditions du passage du politique au juridique
 

Les organisations signataires souhaitent que l’accord de Copenhague précise les dates et conditions du passage au volet juridique.
Elles soulignent qu’elles œuvreront pour que l’accord de Copenhague soit décliné sans tarder au niveau national et territorial.


IV. Associer les partenaires sociaux et environnementaux


Les organisations signataires rappellent que la réponse à la crise climatique comporte 3 temps : le temps des experts scientifiques ou diplomatiques, le temps du politique qui commence aujourd’hui, le temps de l’action sur le terrain qui commence demain.
Les organisations signataires rappellent qu’elles seront en première ligne pour assurer la mise en œuvre de l’accord attendu au sommet mondial du climat à Copenhague.
Quel que soit le contenu de l’accord, rien ne se fera sans l’implication des partenaires sociaux et environnementaux qui devront porter, demain, les engagements pris dans les entreprises et les territoires.
Elles jugeront l’accord, non pas en fonction de son poids en promesses mais en fonction de sa capacité à être porté et appliqué sur le terrain par nos organisations.


V. Opérer tout de suite la déclinaison nationale


Les organisations signataires n’attendront pas la formalisation juridique de l’accord politique de Copenhague pour exiger et contribuer à leur mise en œuvre au niveau national. Dans le cadre des Grenelles de l’environnement et de la mer.
L’accord de Copenhague servira aussi de grille de lecture aux décisions et projets élaborés en France. Les organisations dénonceront tout projet incompatible avec l’accord attendu


VI. Engager une réforme de la gouvernance mondiale de la crise écologique


Les organisations souhaitent que soit engagé un processus de réforme de la gouvernance mondiale de la crise écologique.

Elles demandent :

que la crise écologique soit traitée dans sa globalité et en articulation avec la crise sociale, économique et financière ;

que la logique du processus de décision ne soit plus du sommet vers la base mais le contraire ;
que les négociations soient pérennisées pour assurer une adaptation continue du cadre juridique à la problématique scientifique ;

qu’un mécanisme juridictionnel soit mis en place.

Les organisations signataires précisent que la création d’une nouvelle gouvernance mondiale, peu importe son appellation, n’a pas vocation à compenser la faiblesse d’un accord mais bien à en assurer le suivi, le contrôle et la mise en œuvre.

 

 

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JEAN SCHEPMAN 06/01/2010 18:20


meilleurs voeux  à  toute  l asso
jean schepman


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